TVA sur les travaux de rénovation : 5,5 %, 10 % ou 20 % ?

Sur un devis de travaux, la ligne TVA est celle que l’on regarde le moins et qui pèse le plus. Entre 5,5 %, 10 % et 20 %, l’écart peut représenter plusieurs milliers d’euros sur un même chantier. Voici les règles applicables en 2026, expliquées simplement, et les pièges qui font basculer un projet au taux plein sans que personne ne l’ait vu venir.

Les trois taux de TVA applicables aux travaux

TauxPour quels travaux ?
5,5 %Amélioration de la performance énergétique : isolation thermique, pompe à chaleur, chauffe-eau thermodynamique, VMC double flux, ainsi que les travaux induits indissociables
10 %Amélioration, transformation, aménagement et entretien : c’est le taux le plus courant en rénovation (peinture, sols, cuisine, salle de bain, cloisons, menuiseries)
20 %Travaux assimilés à du neuf, locaux non affectés à l’habitation, et cas particuliers détaillés plus bas

Les deux conditions à remplir

Les taux réduits ne s’appliquent que si les deux conditions sont réunies :

  • Le logement est achevé depuis plus de deux ans à la date des travaux. C’est l’ancienneté du bâtiment qui compte, pas la durée depuis laquelle vous en êtes propriétaire.
  • Le local est affecté à l’habitation : résidence principale, secondaire ou logement mis en location. Un bureau ou un local professionnel reste à 20 %.

Quand la TVA passe à 20 % — les cas à connaître

Certains travaux restent au taux plein même dans un logement ancien. Ce sont les principales sources de mauvaise surprise :

  • Une surélévation ou une extension, et plus largement toute remise à neuf d’un bâtiment achevé depuis moins de cinq ans
  • Des travaux qui augmentent la surface de plancher de plus de 10 %
  • Une remise à neuf portant sur plus des deux tiers de chacun des six éléments de second œuvre : sols, huisseries extérieures, cloisons, installations sanitaires, installations électriques et système de chauffage
  • Les matériaux et équipements que vous achetez vous-même et faites poser : seule la main-d’œuvre bénéficie alors du taux réduit
  • Les travaux d’aménagement et d’entretien des espaces verts
  • Une démolition qui n’est pas induite par des travaux de rénovation éligibles

Le cas des six éléments de second œuvre mérite attention car il concerne les rénovations lourdes. En pratique, il suffit d’en préserver un — conserver le système de chauffage existant, ou ne reprendre qu’une partie des cloisons — pour rester à 10 %. C’est le genre d’arbitrage que nous vous signalons avant de chiffrer, pas après.

Le bon réflexe : coupler ravalement et isolation

Un exemple concret et très rentable. Un ravalement de façade seul — nettoyage, enduit, peinture — relève de l’entretien, donc de la TVA à 10 %. Si vous y ajoutez une isolation thermique par l’extérieur, l’ensemble bascule à 5,5 %, finitions induites comprises. Vous gagnez sur le taux, sur la facture de chauffage, et vous devenez éligible à MaPrimeRénov’ et aux primes CEE. Voir notre page isolation thermique.

Ce qui a changé : plus d’attestation à remplir

Jusqu’en 2025, il fallait signer une attestation CERFA pour justifier le taux réduit. Cette formalité a été supprimée : la confirmation se fait désormais directement sur le devis ou la facture, qui doit mentionner les conditions d’éligibilité. Chaque ligne du devis porte son propre taux, ce qui rend la lecture plus claire — et l’entreprise responsable du taux appliqué.

Un chantier, plusieurs taux

C’est le cas le plus fréquent sur une rénovation complète : l’isolation des combles est facturée à 5,5 %, la peinture et la salle de bain à 10 %, et l’extension éventuelle à 20 %. Un devis sérieux ventile chaque prestation avec son taux. Si vous recevez un devis qui applique un taux unique à l’ensemble d’un chantier mixte, demandez le détail : c’est soit une simplification abusive, soit une erreur qui vous coûtera de l’argent.

Combien cela représente concrètement

Sur un poste d’isolation de 20 000 € HT, la différence entre 5,5 % et 20 % s’élève à 2 900 €. Sur une rénovation complète de 60 000 € HT correctement ventilée, l’écart entre un chantier bien qualifié et un chantier facturé au taux plein dépasse souvent 6 000 €. Ce n’est pas un détail administratif : c’est un poste de budget à part entière. Et la TVA réduite se cumule avec MaPrimeRénov’, les CEE et l’éco-PTZ.

Nous appliquons le bon taux, et nous vous l’expliquons

Chez RMS Rénovation, chaque devis détaille les prestations ligne par ligne avec le taux applicable. Quand un arbitrage permet de rester au taux réduit, nous vous le proposons — même si cela nous demande un peu plus de travail de préparation. Demandez votre devis gratuit ou consultez nos prix de rénovation à Mulhouse. Pour les règles officielles, référez-vous à service-public.fr.

Découvrez l’ensemble de nos métiers : électricien, plombier, isolation thermique, menuiserie, peinture et gros œuvre. Nous réalisons aussi bien la rénovation d’appartement à Mulhouse que la rénovation de maison à Mulhouse, sans oublier la rénovation de salle de bain. Pour cadrer votre budget, consultez nos prix de rénovation à Mulhouse. Vous démarrez ? Lisez par où commencer votre rénovation. Nous intervenons dans toutes nos zones d’intervention autour de Mulhouse. Pour préparer votre projet, consultez nos conseils rénovation ou demandez directement votre devis gratuit.

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